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lundi 12 avril 2010

L’essence de l’érable

Ancienne cabane à sucre




La salle des festivités


Le vieux four

Voici quelques photos d’une ancienne cabane à sucre en répit. Cette cabane appartient à la famille d’une amie.

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La cabane à sucre est une bâtisse construite dans le but de fabriquer le sirop et le sucre d'érable dans l'érablière même. Elle doit être sise à un endroit sec et ensoleillé, plutôt sur le versant d'une petite colline, à proximité d'une source d'eau, vers le centre de l'érablière d'où partent des chemins de cabane. Une pente légère facilite la construction du ganoué. Son installation dans un endroit plus sec élimine une partie de l'humidité, au moment où la fonte des neiges rend le sol froid et mouillé.

De forme rectangulaire, la grandeur de la cabane est en relation directe avec celle de l'
évaporateur et donc de la quantité d'érables entaillées. On gardera 2 mètres devant les feux et au moins 1 mètre à l'autre extrémité, alors que la largeur sera de trois fois celle du Champion. Le tout, comprenant la remise pour le bois, ne dépassera pas 12 à 15 mètres de long par 6 ou 7 de large.


Elle est bâtie de poutres équarries à la hache et de planches. Son toit, à double versant, est recouvert de bardeaux et plus récemment de tôle. On y pratique une ouverture ou
lucarne munie d'un toit surélevé d'environ 1 mètre et dont les côtés sont des panneaux qu'on peut rabattre sur le toit de l'intérieur, à l'aide de cordes et de poulies. Cette lucarne a pour but de créer un courant d'air permettant de faire sortir la vapeur due au bouillagede la sève. C'est cette fumée qui fait le charme de nos campagnes durant toute la période des sucres où, de loin en loin, on voit de petites colonnes de fumée blanche monter des érablières.

Une cheminée de tôle fait sortir la fumée du feu sous l'évaporateur
Elle doit être suffisamment haute pour avoir un bon tirant et éviter les dangers d'incendie dus aux étincelles qui pourraient s'échapper.

Les ouvertures sont de préférence sur le côté sud pour favoriser l'ensoleillement. La porte, grande ouverte durant les beaux jours, laisse entrer de chauds rayons et beaucoup de clarté. La terre battue aurait pu constituer un excellent terrain pour ce genre de construction relevant plus de l'abri que de la maison, mais les exigences climatiques ont obligé les sucriers à plus de précautions; même les petites cabanes sont munies de plancher de bois ou de béton les isolant du froid et de l'humidité du sol.

Le Québec s'accapare près de 82 % de la production mondiale de sirop d'érable et plus de 90 % de la production canadienne. En 2000, la production du sirop d'érable a atteint 82,3 millions de livres au Québec. Les producteurs acéricoles québécois vendent leurs produits de l'érable dans plus de 32 pays. Véritable industrie en expansion, la production ne cesse de croître, tout comme sa part de marché. Le Québec est le plus grand producteur de sirop d'érable au monde et est un leader dans la fabrication des équipements acéricoles.
Selon le degré de cuisson de la sève, on obtient du sirop d'érable, de la tire ou du sucre. En général, il faut 40 litres de sève pour faire un litre de sirop. À ces produits traditionnels sont venus s'ajouter le beurre d'érable, la gelée d'érable... et même des alcools.

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Croyances
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Les augures :

À ce qu'on dit, les premiers cris des corneilles annoncent l'arrivée du temps des sucres mais lorsqu'on entend ceux des outardes, ou lorsque la neige s'apparente à du gros sel, la coulée tire à sa fin. Il paraît même que lorsque les Plaines coulent beaucoup, le printemps sera gros et quand la neige tombe d'apparence mouillée et épaisse, c'est signe d'une bordée de sucres.


L'apparition de l'oiseau de sucre
signifie qu'il est temps d'entailler, tandis que les papillons des sucres noyés dans les chaudières des érables annoncent la fin de la coulée. Par ailleurs, lorsque la Grande Ourse, la Casserole des sucriers, devient plate à l'horizon, le temps des sucres est arrivé. Selon les Beaucerons, quand on entaille les érables lors du croissant de lune, la coulée est abondante mais si l'érable coule trop vite au moment de l'entaille, la coulée ne durera pas longtemps.
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Menu de la cabane à sucre.

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Soupe aux pois
- Pain
- Omelette au four
- Fèves au lard
- Oreilles de Crisse
- Jambon
- Pâté la viande
- Patates rissolées
- Ketchup aux fruits
- Crêpes maison avec sirop d’érable
- Thé, café, jus
- Tire sur la neige

mercredi 7 avril 2010

Éclat printanier




C’est le chant d’un oiseau,
Un rayon de soleil qui passe à travers le rideau,
Un chemin égayé et bordé de mille fleurs,
Que les autres ne peuvent pas voir.


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Avril


Avril, l'honneur et des bois
Et des mois,
Avril, la douce espérance
Des fruits qui sous le coton
Du bouton
Nourrissent leur jeune enfance ;


Avril, l'honneur des prés verts,
Jaune, pers,
Qui d'une humeur bigarrée
Émaillent de mille fleurs
De couleurs
Leur parure diaprée ;


Avril, l'honneur des soupirs
Des zéphyrs,
Qui, sous le vent de leur ailes,
Dressent encore ès forêts
Des doux rets
Pour ravir Flore la belle ;


Avril, c'est ta douce main
Qui du sein
De la nature desserre
Une moisson de senteurs
Et de fleurs,
Embaumant l'air et la terre.


Rémy Belleau.
Né à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) en 1528, mort à Paris en 1577.

jeudi 25 mars 2010

Pluie de printemps

BON PRINTEMPS À TOUTES ET À TOUS !






Le Verger


Dans le jardin, sucré d'oeillets et d'aromates,

Lorsque l'aube a mouillé le serpolet touffu,
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates,
Chancellent, de rosée et de sève pourvus,

Je viendrai, sous l'azur et la brume flottante,
Ivre du temps vivace et du jour retrouvé,
Mon coeur se dressera comme le coq qui chante
Insatiablement vers le soleil levé.

L'air chaud sera laiteux sur toute la verdure,
Sur l'effort généreux et prudent des semis,
Sur la salade vive et le buis des bordures,
Sur la cosse qui gonfle et qui s'ouvre à demi ;

La terre labourée où mûrissent les graines
Ondulera, joyeuse et douce, à petits flots,
Heureuse de sentir dans sa chair souterraine
Le destin de la vigne et du froment enclos.

Des brugnons roussiront sur leurs feuilles, collées
Au mur où le soleil s'écrase chaudement ;
La lumière emplira les étroites allées
Sur qui l'ombre des fleurs est comme un vêtement.

Un goût d'éclosion et de choses juteuses
Montera de la courge humide et du melon,
Midi fera flamber l'herbe silencieuse,
Le jour sera tranquille, inépuisable et long.

Et la maison, avec sa toiture d'ardoises,
Laissant sa porte sombre et ses volets ouverts,
Respirera l'odeur des coings et des framboises
Éparse lourdement autour des buissons verts ;

Mon coeur, indifférent et doux, aura la pente
Du feuillage flexible et plat des haricots
Sur qui l'eau de la nuit se dépose et serpente
Et coule sans troubler son rêve et son repos.

Je serai libre enfin de crainte et d'amertume,
Lasse comme un jardin sur lequel il a plu,
Calme comme l'étang qui luit dans l'aube et fume,
Je ne souffrirai plus, je ne penserai plus,


Je ne saurai plus rien des choses de ce monde,
Des peines de ma vie et de ma nation,
J'écouterai chanter dans mon âme profonde
L'harmonieuse paix des germinations.


Je n'aurai pas d'orgueil, et je serai pareille,
Dans ma candeur nouvelle et ma simplicité,
A mon frère le pampre et ma soeur la groseille
Qui sont la jouissance aimable de l'été,


Je serai si sensible et si jointe à la terre
Que je pourrai penser avoir connu la mort,
Et me mêler, vivante, au reposant mystère
Qui nourrit et fleurit les plantes par les corps.


Et ce sera très bon et très juste de croire
Que mes yeux ondoyants sont à ce lin pareils,
Et que mon coeur, ardent et lourd, est cette poire
Qui mûrit doucement sa pelure au soleil...


Anna de Noailles

1876-1933

lundi 8 février 2010

Ma vieille ville

LA RUE SAINT HONORÉ DANS CE VIEUX MANS QUE JE CONNAIS BIEN ET QUE J'AIME.





Le vieux Mans de mon adolescence, je le connais sur le bout des doigts, je ne compte plus les heures passées à me promener dans ses ruelles pavées .Je me revois entrer dans l’atelier d’un artiste peintre qui réalisait de superbes créations sur soie. J’aimais marcher en direction du conservatoire de musique, entrer dans le musée de Tessé pour y découvrir un nouveau thème, jouir de l’esthétique d’une sculpture ou celle d’un tableau ; écouter la sonate en trio de Bach, assise sur un banc de la Cathédrale St Julien, l’une des plus belles de France. Je donnais libre cours à mes rêveries, en imaginant Bérangère de Navarre et Richard cœur de lion, parcourant dignement la rue St Honoré ; je me représentais le poète Scarron sortant de sa demeure en songeant que ces personnages captivants, avaient certainement empruntés le même chemin que le mien.

Lorsque les beaux jours revenaient, pendant les périodes de congés, j’allais régulièrement m’asseoir sur un banc, dans le parc de Tessé, où je bouquinais des heures sans m’ennuyer, il m’arrivait de faire une pause et de distribuer des miettes de pain aux pigeons qui me connaissaient bien, de bavarder avec les clochards, des habitués du coin bien sympathiques ma foi.

Je me souviens aussi de mon rituel, l’avant-veille d’un examen, qui consistait à faire un vœu, en glissant mon index droit dans une cavité du menhir, afin d’avoir une bonne note en maths. Je précise, toutefois, que je n’étais pas dupe au point de croire aux miracles, et qu’il m’arrivait tout de même d’étudier sérieusement. Je dois avouer que j’étais assez bien organisée dans mon emploi du temps ; et si je ressentais le besoin de choisir ma solitude, je n’étais pas la dernière à rire et amuser ma galerie d’amis… La suite étant plus intime, c’est ici que je conclurai mon récit véridique.

Apostille : Aujourd’hui, lorsque je vais au Mans, je ne peux m’empêcher de retourner dans ce joli coin de la Sarthe.
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J'ai la chance, lorsque je suis chez ma mère, de pouvoir admirer la cathérale St Julien de sa fenêtre. Le soir elle est illuminée, c'est superbe !

jeudi 4 février 2010

Le retour au port

Un vaillant cargo rentre au port par un matin frileux








Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !

Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Extrait de : Oceano Nox. Poème bien connu de Victor Hugo.

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Une très belle chanson de Guy Bontempelli.

jeudi 12 février 2009

Un endroit reposant



Un coin paisible et attirant, en attendant l’arrivée du printemps.

mercredi 12 novembre 2008

Attrait






Il est des endroits qui séduisent.

À l’entrée de la nuit je n’ai pu lutter contre l’envie de m’asseoir, l’espace d’un moment, sur ce banc manifestement ancré à la façade de cette demeure enluminée, nimbée de feuillages et de fleurs acidulées.

jeudi 7 février 2008

L’ANCESTRAL MAGASIN GÉNÉRAL.











«LE MAGASIN GÉNÉRAL» C’est toute une histoire qu’il renferme. Très vieux, typique et authentique, il sera bientôt remplacé par un autre commerce, sans nul doute plus contemporain et probablement plus fade.

Avant que cette bâtisse tellement expressive ne disparaisse, j’ai souhaité capturer un segment de sa vie, afin qu'elle ne s’éteigne pas complètement.