Pages

Affichage des articles dont le libellé est Album photos. « Amitié ». Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Album photos. « Amitié ». Afficher tous les articles

mardi 2 mars 2010

Correspondance

Mon amie Lucie




Ludivine évoluait depuis deux années à l’école primaire, lorsque le directeur de son établissement avait sollicité des volontaires, pour envoyer un message amical aux plus anciens, à l’occasion du nouvel an, et de prolonger cette correspondance dans un esprit d’union et d’épanouissement simultané.
Personnellement je trouvais l’idée plutôt sympathique et profitable, estimant que donner c’est recevoir ; et que nous apprenons de nos ainés et de leur expérience, une sagesse et une humilité bénéfique à notre croissance.

Ludivine, d’un naturel sensible, avait accepté cette offre avec joie. C'est ainsi que, par l’effet de la providence, il avait été entendu que Ludivine corresponderait avec Lucie, une dame retraitée qui habitait Aubusson dans la Creuse. Pour ce faire, du haut de ses huit ans, Ludivine avait choisi une jolie carte et s’était appliquée dans son écriture, en y mettant tout son cœur. À son billet, elle avait joint sa photo, estimant qu’il était très important que Lucie puisse mettre un visage sur sa correspondante. Une dizaine de jours plus tard, et pour son plus grand bonheur, Ludivine recevait une gentille réponse de Lucie.

Le temps passait, Ludivine qui était très absorbée par sa scolarité, n’était plus en mesure d’assurer le suivi de cette relation.
C’est ainsi que ma correspondance avec Lucie a débuté. J’ai pris le relais ! S’en est suivi un échange épistolaire entre Lucie et moi qui allait s’attarder seize années durant...

Au fil du temps et des courriers échangés, la confiance s’installait entre nous. Lucie me contait sa vie, je lui relatais la mienne. Nous finissions par nous deviner au travers de nos écrits. Une amitié solide et affectueuse s’était construite entre Lucie et moi. Nous étions devenues les deux disciples d’une même famille, unis par le cœur. Je n’ai jamais eu le bonheur de rencontrer Lucie. Notre échange s’est arrêté le jour où, son fils m’a fait part de son décès subit. J’ai alors ressenti cette douleur aigue qui se manifeste lorsqu’un être cher nous quitte.

Aujourd’hui, lorsque j’ouvre ma boîte aux lettres, je revois encore l’écriture fine de Lucie, l'enveloppe sur laquelle mon nom et mon adresse étaient inscrits à l'encre bleue. Les mots de Lucie me manquent...


Il me reste une giclée de doux souvenirs couchés sur le papier, quelques photos prises avec un appareil jetable, le délicat visage d’une dame qui m’a appris que, quoi qu’il arrive en ce monde, il faut poursuivre le chemin et ne jamais baisser les bras.

jeudi 5 novembre 2009

L’amitié sans fard


Tout au long de notre vie nous rencontrons des personnes qui nous enseignent quelque chose qui nous permet de mettre de l’équilibre en nous.
Certains êtres nous captivent, tandis que d’autres nous laissent indifférents. Nous éprouvons tous des attirances ou des rejets, pourquoi ? Sans doute parce que certaines personnes sont artificielles, insignifiantes ou consternantes; tandis que d’autres possèdent cette sincérité, cette simplicité, cette générosité qui nous donne l'envie de parcourir avec elles le chemin.

L’amitié c’est un cœur sans maquillage, elle se tisse au fil du temps, c’est un sentiment qui s’épanouit et grandit avec les saisons. L’amitié c’est une étoile qui illumine les moments les plus obscurs de notre vie, c’est une main qui se tend, une oreille qui écoute sans juger. L’amitié n’est pas variable, elle est durable, sans limites et sans frontières.

L’amitié c’est aussi la couleur d’une fleur qui ne se fane jamais, c’est la personne qui arrive à l’improviste et qu’on invite, spontanément, à partager ce qu’il nous reste, pour le bonheur d’être réunis autour d’une table.

Un ami authentique, c’est l’être qui devient notre famille par le cœur.

Si j’évoque l’amitié aujourd’hui, c’est parce que j’ai la chance de la connaître.

*****


« Un ami, c’est quelqu’un qui sait tout de toi et qui t’aime quand même. »
FW Hubbard.