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lundi 22 mars 2010

Inoubliable Coco

COCO CHANEL



CHICHÉ 2


CLICHÉ 3






Note de l’auteur du sujet :

Cet espace est toujours en dormance. Je me fais simplement plaisir en ajoutant le portrait d’une dame de la haute couture, Gabrielle Chanel.



Je suis perpétuellement fascinée pas ces êtres, dont le talent s’est construit sur cette volonté de réussir, cette femme, d'un milieu modeste, nous l'a prouvé, en devenant celle qui allait captiver le monde, elle s'appelait Coco Chanel.



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Une naissance des plus banales pour une femme qui ne le sera jamais.
Gabrielle Bonheur Chanel voit le jour à Saumur, ses deux parents sont Albert et Jeanne Chanel. Sa mère meurt alors que Gabrielle n’a que 12 ans. Son père, colporteur, l'abandonne pour faire fortune en Amérique. Les religieuses du couvent d’Aubazine la recueillent, ainsi que ses deux sœurs. C‘est sous la voûte cistercienne de ce temple du silence que Gabrielle trompe son ennui dans les travaux d’aiguilles. Déjà vêtue de noir, l’adolescente se confronte à l’austérité et à la solitude
Avec sa tante Adrienne, sœur de son père, Gabrielle devient demoiselle de magasin à Moulins, puis chanteuse de music-hall. Elle se produit en spectacle devant les officiers qui la surnomment Coco, parce qu'elle chante « Qui qu'a vu Coco au Trocadéro ». Ce surnom ne la quittera plus. Admirée par une horde de jeunes garçons fortunés ou titrés. Sa jolie silhouette séduit Etienne Balsan, un homme du monde qui l’initie à son univers.


Etienne Balsan lui prête sa garçonnière parisienne, Coco la transforme en atelier. Elle y crée des chapeaux, trésors de sophistication à l’encontre des courants vestimentaires de l’époque. L’aventure commence au château de Royallieu où les chapeaux qu'elle ne fabrique que pour elle, séduisent les mondaines qui fréquentent le lieu. Sans formation technique et dépourvue d'outils de fabrication, Coco achète ses formes de chapeaux dans les grands magasins et les garnit, avant de les revendre.

Elle rencontre Arthur Edward Boy Capel, plus beau, plus brillant que les autres, il devient son amant et son grand amour. Ce dernier comprend vite que la jeune femme veut employer sa tête et ses mains pour acquérir son indépendance, il décide de lui apporter son appui financier. Coco la modiste s’installe 21 rue Cambon. Elle y élargit sa gamme de produits. La sobriété du tailleur, qu’elle porte cette même année à Longchamp, crée l’engouement ; sa ligne de vêtement haute couture est lancée. Quelques années plus tard, son succès lui permet de rembourser Arthur Capel et devenir une femme indépendante financièrement. En 1919 Boy Capel décède dans un accident de voiture ; Gabrielle sait, désormais, qu’elle ne sera « la femme de personne », pas même celle de Boy Capel, l'homme qui pourtant l'aimait aussi.


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Coco Chanel a libéré la femme de ses vêtements carcans, recherchant la liberté de mouvement. On disait même qu’elle ne dessinait pas ses modèles, elle les assemblait sur sa cliente, afin de sentir le corps bouger. Le « Chanel look » est toujours une source intarissable d’inspiration pour les créateurs d’aujourd’hui, et sans doute de demain.
Un cube en cristal aux arêtes marquées, un bouchon tout de sobriété et une étiquette blanche ; en 1920 Chanel lance la star des parfums, le Numéro 5 qui sera suivi de neuf autres engeances.

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Coco Chanel n’a pas d’appartement ni de maison, elle habite dans une suite de l’hôtel Ritz. Femme de fer, elle travaille jusqu’à sa mort. En janvier 1971, à l’âge de 87 ans, elle meurt dans sa suite de l’Hôtel Ritz à Paris. La couturière est enterrée à Lausanne en Suisse.

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« Ma vie, disait Coco Chanel, c’est l’histoire – et souvent le drame- de la femme seule, ses misères, sa grandeur, le combat inégal et passionnant qu’elle doit mener contre elle-même, contre les hommes, contre les séductions, les faiblesses et les dangers qui surgissent de toutes parts».

21 commentaires:

Patrick - Lucas a dit…

étonnant portrait d'une femme hors du commun
merci de la faire renaître ainsi, je trouve ça très original !
merci aussi de revenir ... c'est une très agréable surprise
bises de nuit

Solange a dit…

Je partage ton admiration,j'ai lu sa biographie et vu le film. C'est stimulant un tel personnage.

Do-Lange a dit…

Sincèrement merci à vous deux, je tiens à préciser et j'insiste, que ce blog somnole toujours. J’ai eu un petit coup de cœur soudain pour le courage et la volonté de cette dame. ;)

yves1947 a dit…

Bonjour Do
Très jolie reportage sur cette femme exceptionnel au destin hors du commun.......
Bonne journée
*****bisous***
Yves.

MARIE a dit…

Bien que ton blog soit en" dormance "tu nous fais partager cette belle élégance de cette grande dame....
Un excellent résumé de sa vie , jalonnée de faufilage en surjet...
ourlée de pointillé...
Merci...
Douce journée...

claude a dit…

Certainement une grande Dame de la Couture qui s'est faite tout seule.
Quand on veut réussir en affaires on ne réussit pas tout le temps sa vie de femme.
Oublier aussi dans le travail que la vie ne vous épargne pas.
Je pourrais signer mon com de mon surmnom que m'avait donné mes parents et que je détestais. Mon Papa m'appelait toujours ainsi, jusqu'à sa disparition. Coco

herbert a dit…

Bonjour, Do.

Tu rends un hommage plein de sensibilité à cette " inoubliable Coco"...Je n'en suis pas étonné.
Une artiste, seule, bien qu'entourée, qui par ses mains libère la femme.De si belle façon.
Comme tu le dis et le montres bien...

Merci beaucoup.
Bonne journée.
Je t'embrasse bien fort.

esquisse a dit…

bien joli portrait,bien joli clin d'oeil,petit bout d'etoffe devenu belle du soir,tissus d'esperance donnant vie a la plus fine élégance,superbement raconté,je ne connaissais apres avoir lu ce billet,que le nom de cette petite fille,cousue d'une immense volonté qui a su broder avec ses plus grandes esperances,un nom dans ces plus beaux drappés..."Chapeau bas",Dolange,ce fut tres interressant!

bises ,
Esquisse

ALAIN a dit…

Coco et Igor, un film à voir. Pourquoi l'appelle-t-on Coco ? la seule Coco que j'ai connu s'appelait Colette.

claude a dit…

Mais non Alain ! y a moi aussi !!!

koka a dit…

Quelle élégance ! Et quel femme extraordinaire... C'est vrai qu'elle mérite d'être admirée !
Bises

Do-Lange a dit…

Yves, Marie, Claude Herbert, Esquisse, Claude, Koka Je vous remercie pour vos billets.

Alain, Je n’ai pas vu le film Coco et Igor, je savais que Gabrielle Chanel avait connu une liaison enfiévrée avec Igor Stravinsky. Pourtant je crois qu’après le vide laissé par Arthur Boy Capel, Gabrielle Chanel s’est raccrochée avec ardeur à son travail. Seule et possédant un physique loin de laisser les hommes insensibles, Gabrielle a vécu des passions momentanés certes, avec Balsan, Stravinsky, le poète Reverdy et d’autres.

Quant à moi, je reste convaincue que son seul et véritable amour fut Boy Capel, le seul homme qui l’ait comprise. D’ailleurs « il me semble » que Gabrielle, cette femme hors du commun, l’a confirmé vers la fin de sa vie.
Pourquoi ce surnom Coco qui ne l’a plus quittée ? Eh bien sans doute, en grande partie parce qu’elle avait débuté une courte carrière dans le music-hall et qu’elle interprétait la chanson «Coco dans le Trocadéro».
Chanel qui aimait bien brouiller les pistes, avait également prétendu que son père lui donnait ce surnom…. Ainsi que Claude notre amie blogueuse (sourire)

Coco Chanel était assurément une femme d’exception, belle, élégante, raffinée perfectionniste mais seule en définitive, c’est plus ou moins ce que je ressens.

☼ FRANCE ☼ a dit…

Bonjour et merci de ta visite qui fait du bien. Non depuis hier je suis sur une nouvelle planete je pense mais je vais revenir. Tu vas bien ?
Superbe ces phoos. c'est un plaisr de venir se promener chez toi.

Flo ♪ a dit…

Do j'écoute Crhistophe Mae tu aimes toi aussi ?

Do-Lange a dit…

Merci de ta visite France je vais bien et toi ?

Flo, j'aime beaucoup les textes de Christophe Maé.
Je vous fais de gros bisous. ;)

☼ FRANCE ☼ a dit…

Oui tu as raison j'ai été assez rapide pour une fois. Bien je vais préparer mes crêpes puis télé et pas plus je pense.
Bonne soirée

Michelaise a dit…

sympa de sortir de ta dormance do, cela nous permet d'apprécier ton hommage sensible à coco, que ces photos sont flatteuses et qu'elle y est fine et belle

Bérénice a dit…

Merveilleuse et belle femme ! Merveilleux choix de photos aussi !

Et quelle belle histoire que la sienne ! Merci à toi !

Je m'appelle toujours Bérénice, Do ! ;-) le "gnagnagna", c'était pour rire...

Do-Lange a dit…

Merci à vous Michelaise et Bérénice. Bon printemps.

Je sais bien que c'était pour rire et que ton pseuso est toujours Bérénice, l'autre m'a amusé d'où ce petit clin d'oeil ;)Histoire de laisser un mot sur ton blog ;-) ;-)

le Colombo français à la retraite a dit…

Une bien belle femme, qui a marqué son époque. Juste un petit mot pour te dire un petit coucou, et porter à ta connaissance une réflexion que je me suis faite. Tu ne trouves pas que ces photos rappellent quelque peu certaines autres prises il y a "quelques années" ? Photos en couleur celles là, d'une personne toujours aussi remarquable, par un photographe amateur qui n'a pas persévéré, notamment celle avec une voilette, dont un agrandissement trône au dessus du téléviseur de ta maman, et qui fait l'admiration de tous (la photo et le modèle) et surtout du sieur Poussin :-)
Bisous

Do-Lange a dit…

Merci pour ce message Colombo, je me souviens très bien de la « dame à la voilette » et de l'excellent photographe qui a réalisé ce portrait. ;)
Gros bisous ;)