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lundi 6 juillet 2009

On dit que les maisons ont une âme








Qu’elle soit grande ou petite, dans une vallée ou écartée dans un bois, avec ou sans confort, la maison c’est le lieu où l’on grandit, où les souvenirs s’assemblent pour achever leur parcours dans une malle qu’on a, habituellement, plaisir à ouvrir pour y recouvrer les senteurs d’antan.

18 commentaires:

À fleurs de peau a dit…

Ah, s'il n'y avait pas d'hypothèque !
Dans mon pays, le propriétaire et locataire et jouisseur des lieux est... le chien.
Les vrais propriétaires eux ont joui de leur maison en la désirant "avant" de la posséder. Maintenant ils travaillent la payer et, pour se reposer, vont dans le Sud.
Ce que tu dis n'en demeure pas moins vrai: les souvenirs d'enfance sont indélébiles, ces jours où tout était beau, où les pleurs séchaient vite sans avoir le temps de devenir cicatrices.
Tes deux premières maisons: qu'on m'en donne une en héritage et j'y cours immédiatement (voilà l'enfant qui parle).
Mes paroles demeurent.

esquisse a dit…

Bien,vrai...une parenthese que j'affectionne...jusqu' a faire ressortir certaines odeurs,un coin d'album viens de s'ouvrir,avec ses champs d'emotions,ses fenetres ouvertes sur des pages de nostalgies,qui sont tatouées en moi comme un prénom sur un pupitre d'école.Parmis tout ses déménagement,il y a biensur une maison bien présente ,pas la plus belle,pas la plus grande,ni la plus confortable,celle juste ou la famille était bien complete,et qu'on apreciait d'avoir ce toit et cet endroit,pour nous retrouver,pour vivre et partager ce modeste lieu en cocon bien douillet...!
Merci a toi...pour ce temps que je tiens a garder aux bout des doigts;
Amicalement;Esquisse.

Je suis le temps qui passe. a dit…

Merci pour ces billets. Pour replacer les choses dans leur juste contexte, je voudrais expliquer, parce que cela me semble utile, que seul mon œil de photographe amateur a été attiré par ces habitations, toutes différentes. La grange dans ce superbe paysage de Grey Valley m’a séduite, la petite maison abandonnée semblait m’attendre pour que je lui redonne vie, celle en pierres grises légèrement rosées, joliment ornée, m’a fait penser à une maison de poupée. La tourelle blanche et les paniers fleuris de la dernière résidence ont également capté mon regard. Quatre gîtes complètement différents. C’est cette diversité qui m’a paru intéressante.

Conséquemment, j’ai déposé un texte pour les illustrer et exprimer ce qu’une maison représente pour moi. Celle qui a marqué mon existence existe toujours. Nous étions quatre à l’habiter. Deux sont partis dans un autre lieu. En considération de quoi, je crois que le temps qui passe ne se rattrape pas. Qu’il faut savoir fixer dans son esprit les beaux souvenirs et ne pas les délaisser, vivre intensément le moment présent, attacher de l’importance à ce qui en a et se dire que le bonheur est fait d’une multitude de petites choses très simples qu’il faut savoir reconnaître et apprécier.

Depuis hier, j’ai dans la tête une chanson entendue sur l’espace de Macao. Pour résumer l’essentiel elle dit ceci :

« On peut vivre sans richesse, presque sans le sou, vivre sans la gloire, être inconnu dans l’histoire et s’en trouver bien. Mais sans l’amour et la tendresse il n’en est pas question »

C’est également mon raisonnement. L’Amour, la Tendresse, l’Amitié. Sont des ingrédients indispensables pour vivre pleinement.

Ce temps qui passe, parfois trop vite... J’y tiens énormément. Il me reste encore tant à faire et à découvrir !

Bérénice a dit…

Je pourrais mêler mon esprit à ces mots, Do ! Et c'est vrai que les maisons ont une âme... on entre quelque part, peu importe la splendeur ou la simplicité, on se sent bien ou pas. C'est une question d'ondes...
Quant à la tendresse, l'amour, l'amitié, il est clair qu'il est impossible de vivre sans, le tout est d'y trouver de la sincérité... que cet amour ou amitié ne soit pas étouffant, que l'on donne pour l'autre et non pour soi...
Je m'égare peut être là, non ?

En fait il faudrait une toute petite maison avec une grande âme qui abriterait une amitié amoureuse pleine de tendresse... ;-)

Rom a dit…

Bonjour Do

A bien y réfléchir je passe bien plus de temps (diurne) dans mon bureau qu'à mon appartement.
Cependant l'un est taciturne alors que l'autre raconte.
Je me souviens d'un film (dont le titre m'échappe hélas) relatant les vies de plusieurs générations d'occupants d'une maison louée.
L'interaction est si forte que l'on se demande bien si ce sont les locataires qui transforment la maison ou bien l'inverse.
En ce qui me concerne, même si j'apprécie de retrouver mes repères et un certain confort, je préfère m'attacher aux êtres plutôt qu'aux lieux.
J'ai si souvent déménagé, je ne me sens "fixé" nulle part (ou partout, au choix)
Mais je me comprends parfaitement l'osmose pouvant unir une maison et celui/celle qui l'habite (le tout premier billet sur mon blog en parle)
L'amitié, l'amour, la tendresse chacun(e)(ou presque j'imagine) les recherche, les cultive.
Sentiments délicats et fragiles, nuancés par notre passé.
Mais il ne faut pas se leurrer, l'amour reste égoïste autant altruiste , ceux/celles qui prétendent le contraire se mentent à eux/elles mêmes.
L'écrasante majorité des bloggeurs publient pour être aimé(e)s , ce qui n'est pas un mal!
J'aime tes photos, avis de simple amateur (par manque de temps)
Doit-on effleurer toutes ses passions ou bien ne se consacrer réellement qu'à une seule?
Les journées sont bien trop courtes, la vie pas assez longue.
Je t'embrasse, bonne journée.

herbert a dit…

Bonjour, Do.
Mon commentaire d'hier n'a pas paru.
Et maintenant lis celui des autres et le tien...
Il devient difficile d'écrire...
D'autant que je partage tout ce qui est dit.
L'âme d'une maison ne se vend pas.
Heureusement.
Merci beaucoup.
Je t'embrasse.

Marie du Nord a dit…

Ma maison était très importante dans mon coeur. Nous ne l'avions pas achetée très cher, mais elle représentait des années de travail.
Peut-être y ai-je laissé quelque chose de plus subtil que la peinture, le vernis, le lambris, la pepier peint etc etc...
Je t'embrasse Do l'ange qui passe de temps en temps chez moi et dont je le remercie.

MACAO a dit…

Tout un poème avec les odeurs et le temps!
Je pense à un tableau de Salvador Dali une horloge qui fond!Bisous!

Je suis le temps qui passe. a dit…

Ouah ! Quel plaisir de découvrir vos billets.

Que ce soit un appartement, une grande ou une petite maison, la demeure familiale n’a pas de prix lorsqu’on y a connu des jours heureux, auprès des êtres chers. C’est mon cas. Peu importe si je me répète. Je ne le dirai et ne l’écrirai jamais assez.


Ce serait génial de pouvoir arrêter les horloges Macao pour apprécier un moment heureux, l’immobiliser un instant, le savourer et repartir ensuite vers d’autres découvertes.

Je vous rejoins tous en étant convaincue que certaines demeures marquent nos vies.

Tu ne t’égares pas Bérénice, puisque j’en fais allusion dans mon précédent commentaire, en évoquant l’amour et l’amitié vraie. L’amitié authentique est une forme d’amour et l’amour ne peut être totalement crédible sans l’amitié, la tendresse, le partage, la confiance, la complicité et le respect.

Merci Macao, Marie, Herbert, Rom et Bérénice pour avoir si bien exprimé vos sentiments sur mon illustration écrite, et ces maisons sur lesquelles mon regard de photographe amateur s’est fixé.

Je vous embrasse en retour.

La grande brune. a dit…

Elle n'est même pas bleue...
Elle n'est pas adossée à la colline...

C'est ma maison, ouverte à tous les vents, elle vibre de rires, de repas joyeux, de poésie, elle s'anime de musique, d'amour on ne frappe pas on entre...

Un chez nous. Un chez vous... prend tout son sens ici.

esquisse a dit…

juste une petite question:Est ce qu ce "DO Reloge"le temps qui passe?
Voila comme l'abscence est bien présente sur certains blogs je me plait a venir respirer les dernieres effluves de ces com's,survoler ses coups de coeurs,ses cris d'ecrits bien eclater en toute serenité,la pose de tout ses soupirs en toute quietude,cette dance de mots qu'on lit en silence pour se confier,se liberer,et meme bien s'attacher...
BOn ,il est temps la nuit m'est deja passée sur les epaules,je m'échappe ...
A bientot "do" .

Je suis le temps qui passe. a dit…

Merci vraiment pour ces deux commentaires (en espérant qu’ils ne seront pas les derniers) :-) laissés sur mon blog, celui de « la grande brune » :-) dont je ne connais pas le pseudonyme, et celui d’Esquisse. La découverte de nouveaux billets me fait toujours un infini plaisir. Dommage que ce décalage horaire de 6 heures ne facilite pas mes aspirations. Lorsque vous vous réveillez je me couche et inversement.

Ma maison n’est pas bleue mais on la reconnaît facilement. La porte est toujours grande ouverte, pour ceux et celles qui veulent s’y reposer, me rencontrer, trouver un sourire, une oreille qui écoute, une main que se tend.

J’aime énormément naviguer sur les autres blogs. Certains m’attirent plus que d’autres, je crois que c’est logique. J’aime lire des mots écrits du bout du cœur, des mots qui touchent.

Pour répondre à ta question, tu me diras si je l’ai bien comprise Esquisse. Do n’a pas relogé le temps qui passe et n’a pas changé d’éthique.

J’ai un peu modifié mon espace, il contenait trop d’ornements inutiles, or, ce ne sont pas les décorations qui sont les plus importantes, n’est-ce pas ? Mais les mots vrais, la sensibilité, une musique, J’aime deviner qui se cache derrière des écrits, une mélodie, un dessin.... Non par curiosité désobligeante mais au contraire par intérêt réel. Parce que j’ai toujours aimé découvrir des personnes humaines, parce qu’elles m’enrichissent. Eh oui c’est ainsi que je fonctionne.

Il est exactement 21H33 ici, 3h33 du matin chez vous. Je vous souhaite une bonne nuit et vous dis à bientôt, chez moi ou chez vous.

esquisse a dit…

Bien sur,le vrai ne s'enjolive pas il est donné et perçu a l'etat brut,si par la suite il y a affinité c'est que la compréhension est présente.pour la question,il y avait un petit clin d'oeil en jeu de mot par rapport au temps...."d'horloge" mais ensuite tu a compris ce que je cherchais...
Bien,je continus ma tournée et te dis a tres bientot!

Ludivine Brulon a dit…

Il est si difficile de regarder s'éloigner la maison ou l'on a vécu pour partir vers d'autres horizons!

Je souhaitais également te féliciter de façon «publique» pour ton blog, plein de sensibilité, d'authenticité et de créativité. Tu es une artiste autant pour la qualité de tes photos que pour ta recherche littéraire et ne laisse personne t'en faire douter.

Je t'aime

Je suis le temps qui passe. a dit…

J’avoue que j’ai pensé au clin d’œil et à l’horloge du temps. Esquisse. : - ) Le vrai n’est jamais travesti. Exemple une amitié sincère se reconnaît à sa limpidité, elle se tisse au fil des jours, grandit et s’approfondit avec le temps. L’amitié me fait penser aux vases communicants pour un équilibre accompli, nous devons être sur un même plan. L’amitié est un fil conducteur entre deux êtres, un sentiment véritable et durable.

Merci ma Lyly-fleur pour ces mots laissés sur mon espace, te connaissant sur le bout des doigts, je sais que ces lignes viennent du fond du cœur, semblables à celles que je t’écris. Une maison n’est jamais loin Ludi, lorsqu’on se déplace avec la pensée.

Quant à mes talents d’artiste c’est une autre histoire :- ) N’importe qui ne peut pas être artiste. Je suis loin de me considérer comme une divinité, grâce au ciel ! Je laisse parler mes émotions, au travers de mes photos de mon écriture, comme si je respirais, ensuite je les transmets et je les partage.

Ton billet me fait chaud au cœur. Je t’aime aussi. (Ta maison t’espère)

À bientôt Esquisse, Ludivine et tous ceux qui le souhaitent.

Bérénice a dit…

Dimanche début d'après midi... un long moment vient se poser sur ce blog, que je connais depuis peu, mais qui m'attire irrésistiblement.
Les commentaires qui s'y installent, attrapent mon regard et le relâchent difficilement.
Quelque chose se passe, j'ignore quoi, mais je le ressens... l'amitié, la tendresse, la douceur, les valeurs humaines flottent dans cet espace... j'aimerais toujours pouvoir m'y retrouver...
Bon dimanche Do... j'ignore si c'est la fin ou le début... je me renseigne ! :-)

Bérénice a dit…

Je passais pour un coucou et j'ai lu cette pensée du jour qu'il ne me semblait avoir vue auparavant !!!

Des déboires Do ? Es tu repassée chez moi ? Je t'ai laissé mon mail.

Je suis le temps qui passe. a dit…

Bonjour Bérénice, dimanche je suis allée au festival du blues de Mont Tremblant (C’était super, je me suis endormie sur une chanson du groupe Awek) :-) Je suis rentrée assez tard, le temps d’aller relever mon courrier et jeter un coup d’œil sur mon blog. Une pensée m’est alors venue à l’esprit. Je l’ai affichée.

Certains individus qu’on a pris le temps de lire, ou d’écouter nous ferment la porte au nez, sans raison fondée. De surcroît ces gens se permettent des remarques antipathiques, se considèrent plein d’esprit. C’est plutôt triste non ? Est-ce une forme de névrose ? J’essaie de comprendre ! Je n’ai pas que des qualités, mais je déteste l’âpreté.

Si tous les êtres voulaient bien se donner la main, le monde serait certainement plus pacifique. N’est-il pas vrai ou est-ce utopique de le penser ?

Je rencontre, depuis la création de mon espace, des personnes charmantes, qui expriment leur pensée avec civilité. C’est ainsi que je conçois un blog. Échanger, simplement avec convivialité. Ceci étant, l’échange peut aller dans des directions variées, c’est tout l’intérêt et la richesse du dialogue.

Je suis sincèrement contente de te lire Bérénice, je vais de mon pas alerte :- ) me rendre avec toujours le même plaisir, sur ton espace, ceux de mes fidèles relations virtuelles et continuer la route du temps qui passe.

Citation que j’ai un peu transformée : Il faut oser dire ce que l’on pense ; mais la difficulté, c'est d'oser avec discernement.

À très bientôt Bérénice.

PS. La personne qui m’a interdit l’accès à son blog se reconnaîtra. J’en suis certaine.