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jeudi 18 juin 2009

Petite masure de cèdre perdue dans un coin de forêt.


À l’opposé des demeures modernes et sophistiquées, les vieilles maisons possèdent un côté mystérieux, une histoire, une âme qui, inévitablement me fascinent.
Petite fille je me souviens d’une maisonnette aux vitres teintées de bleu. Nantie d'une imagination fertile, j’étais persuadée qu’une princesse recluse habitait là, dans l’attente de son prince charmant.
Au fil du temps, j’ai appris que les motos avaient remplacé les destriers blancs des princes. Ceci étant, j’aime à me remémorer ces temps inexpérimentés de ma jeune vie.

Je n’étais pas précisément une petite fille modèle. Dès que je pouvais retirer ma robe brodée pour enfiler un short et un vieux tee-shirt, je partais à l’aventure, au grand dam de ma grand-mère, désolée de me voir revenir au bercail, les poches et l'esprit remplis de nouveaux trésors et de nouvelles toquades, les cheveux ébouriffés par le vent, le visage bruni par le soleil, les genoux écorchés.
J'étais, quant à moi, assouvie et comblée par mes découvertes.

18 commentaires:

Rom a dit…

Bonjour Do? Marouscka s'est enfuie? ;-)
Qui n'a pas eu sa "cabane" enfant?
Réelle ou rêvée, maisonnette ou bien château, de pierre ou de fougères.
Nos souvenirs nous modèlent, qu'ils soient vécus ou imaginés.
L'imaginaire est aussi important que le réel, parfois plus.
Une belle photo avec son voile de mystère et un joli récit qui me rajeunit.
Merci.

herbert a dit…

Do, je te retrouve dans ce que tu as toujours été : cet univers perdu et retrouvé de l'enfance, avec ses secrets toujours tus...malgré les blessures apparentes.
La cabane est à ton image. Tu es à l'image de ta cabane.
Merci beaucoup pour ce reflet de vie.
Je t'embrasse.
Bon week-end.

yves1947 a dit…

Je te remercie pour tes commentaires réguliers sur mon blog. Une très jolie cabane qui rappelle ton enfance.
Je te souhaite un agréable veek end
Amitiés Yves

Bérénice a dit…

Jolie photo enchanteresse ! Belle histoire qui l'accompagne...
La cabane ! Histoire de cachette, de rêve, d'amour, de jardin secret, d'odeurs aussi... oui d'odeurs particulières.
D'en parler, des fragrances insolites envahissent mon espace :-)

Marouscka du temps qui passe. a dit…

Merci pour vos billets. Excepté la princesse. La maisonnette n’est pas imaginaire Rom. L’avantage avec l’imaginaire c’est qu’on peut le façonner tel que nous le souhaitons.

Do.

- Pour répondre à ta question, Marouscka est partie compter les étoiles ! :-)

La petite cabane de mon enfance n’était pas exactement comme celle présentée sur mon blog, Guy, étrangement, elle me la rappelle.

Bérénice ! Aujourd’hui je sens encore l’odeur des épices, des orangers et des citronniers. Comme dirait Aznavour : « Non je n’ai rien oublié » !

En conclusion, je suis très troublée par le commentaire laissé par Herbert qui sait si bien observer. Herbert, tu possèdes une grande finesse d’esprit qui t’honore et ne cesse de me surprendre agréablement. :-)

Karl Chaboum a dit…

Oh la la ! Quelle masure. Habitée dans tous ses racoins.

Quel contraste avec ces châteaux (non ceux de la Loire mais ceux de la gloire) vides, délaissés par leurs propriétaires strangulés par leurs obligations financières, leurs balançoires occupées par les seuls oiseaux.

Viv les masures riches de vieilles planches, de jolies fillettes et de motards !

Rom a dit…

Mon commentaire se voulait "généraliste".
Tout le monde n'a pas la chance de se réfugier dans une cabane, enfant...

Marie du Nord a dit…

Bonjour Do,
Mon petit coin secret n'était pas bien loin, étant donné que je n'avais pas la permission de sortir, mais ouf, il y en avait une au fond du jardin de (non pas de Cabrel) mais de ma chez ma grand-mère. J'y ai passé des heures à fureter dans tous les trésors accumulés. La vieille théière a bien souvent servi pour mes invités imaginaires. Et j'étais heureuse, franchement sale mais heureuse.
Je t'embrasse très fort Do.

MACAO a dit…

Une cabane premier désir d'enfants dans la nature!
construisent leur cabane!
le coté mystérieux qui accompagne les images est magique!

Marouscka du temps qui passe. a dit…

Je réitère et remercie Karl, Marie, Macao, et Rom pour leurs commentaires.

J’avais bien saisi le sens de ta réflexion Rom. Je la partage ô combien. J’ai seulement voulu insister sur le fait que ma maisonnette était bien réelle et qu’elle représentait, pour moi, un abri. Ainsi que tu l’as précisé légitimement, qu’elle soit imaginaire ou matérielle. Tous les enfants ont une cabane propice à l’évasion, dans un monde hostile qui parfois leur échappe. Mon petit doigt me dit qu’on se comprend. :-)

En apraté : Elle semblait bien avenante ta cabane au fond du jardin Marie, était-elle entourée de « caiiiiiilouxxxx » ? Je t’embrasse aussi Marie du Nord.:-)

Françoise a dit…

Bonsoir Marouscka,

Oui, je suis bien de ton avis, les vieilles maisons "possèdent un côté mystérieux, une histoire, une âme". Dans ma petite maison bleue, là-haut, dans la "haute" Haute-Loire, toutes les âmes des personnes qui y ont vécu s'y retrouvent. Lorsque je vais y passer quelques jours de vacances, je les sens, je les perçois ces âmes. Mais peut-être est-ce aussi mon imagination fertile ? Non, je ne pense pas...
Petite fille, je n'avais pas de cabane, mais il y avait un vieux sapin, un peu bas, dans lequel je montais (j'étais un peu "garçon manqué"...), et je m'installais sur les branches. C'était ma cabane à moi.

Belle fin de soirée à toi, belle Marouscka.
Je t'embrasse.

Marouscka du temps qui passe. a dit…

Merci Françoise, j'ai toujours été persuadée que les murs respiraient et que les vieilles maisons avaient une âme.

---
Comme toi, petite fille je grimpais dans les arbres. Je crois que j'en serais encore capable. :-)

Je suis un équilibre entre le yin et le yang. :-)

Steph a dit…

Pourquoi ? Une photo, et un texte qui, par association d'idées ou de souvenir, à réveillé l'image d'un vieil homme aux cheveux blancs que j'appelais "Tonton Raphaël"...
Une petite étincelle a suffi, le voilà devant moi, et j'ai de nouveau 8 ans...

Jose Ramon Santana Vazquez a dit…

En este tiempo angela
para descansar,
amar, sentir y vivir
todas las sensaciones
que den paz,
sosiego y
tranquildad a nuestro corazon.
Desde mis HORAS ROTAS,
y AULA DE PAZ
un afectuoso abrazo y
cariño compartido
siempre desde el alma
saludos
de amistad:
---Jose Ramon---

Je suis le temps qui passe. a dit…

mi español es mucho.

Gracias por este comentario. José Ramon :-)

Je suis le temps qui passe. a dit…

Bonjour ma Steph,

J’ai la mauvaise habitude de ne plus regarder mes anciens messages au terme de deux semaines, il me faudrait un clignotant je crois ! :- ) Je vais y remédier. C’est grâce à maman, à qui je viens de téléphoner, si j’ai lu ton billet ainsi que celui du fil des rêveries, laissé plus bas. Nous parlions, maman et moi, de cette petite maison aux vitres bleues.

Merci pour ce gentil et tendre billet. Tu te souviens de « tonton Raphaël?» Je suis surprise et touchée. Il avait de si beaux cheveux blancs !

J’adorais caresser les cheveux soyeux de mon grand-père. Un homme bon, sage et affectueux à qui je m’adresse souvent.

Tu es plus près de tes 8 ans que moi des miens.

Savoir conserver son cœur d’enfant Steph, c’est une fontaine de jouvence !

Gros bisous à toi.

RoRo du Marais a dit…

Le partage, ce n'est pas donner sa part et avoir moins, c'est avoir plus parce que l'autre reçoit et que nous sommes enrichis du plaisir de l'autre. Le partage approfondit la relation.
Merci pour tout ce que ce blog réveille en moi.
RoRo

Je suis le temps qui passe. a dit…

Merci RoRo du Marais pour ce billet laissé dans mon petit jardin que j’entretiens pour me faire plaisir, mais également pour lire des mots comme les vôtres.

Au travers de vos écrits, je retrouve ma propre vision de la vie, ma sensibilité. Recevoir fait toujours plaisir, certes, mais donner procure une joie infiniment plus grande car le bonheur passe par les êtres que nous aimons, que nous estimons ou que nous apprécions.

Vous avez une belle âme Ro-Ro, l’âme des gens qui ont vécu, souffert, aimé et qui continuent dignement leur chemin. Je crois vous deviner par transparence…

Je me permets de vous embrasser à l’autre bout du monde. Do.