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mercredi 6 janvier 2010

Le temps présent





J’étais un symbole niché sur un radeau, venu vous lancer des signaux,
Un cri, un S.O.S sous forme de détresse. Navez-vous donc rien vu ? N’avez-vous donc rien entendu ? Mon support était un stylo, son faisceau lumineux, pourtant visible dans le lointain, a tenu tant qu’il a pu. Fatigué d’avoir abondamment veillé, sur un rivage s’est échoué.

Le bruit des vagues est silencieux. Pauvre stylo comme je te plains, ainsi tu as vraiment cru en l’attachement ? Étais-tu donc si naïf et désemparé pour croire en l’amitié d’une blogosphère ? N’as-tu donc pas encore compris, toi qui porte un si lourd fardeau, que l’amitié d’une blogobulle n’est qu’illusoire et éphémère, que les promesses et les valeurs, sont des frôlements dissimulés.

Dis-toi que lorsqu’un être meurt seul dans l’obscurité, on lui consacre quelques lignes, quelques pages, ça fait bien de rendre hommage. Trois mois plus tard c’est oublié. Chacun à sa vie et son journal, ne cherche pas à savoir, l’humain est ainsi fait. Tu as tenté de leur parler, tu t’es risqué à badiner. Qu’espérais-tu donc, une main, une bouée ?

Allons du nerf, réveille-toi ! La vie t’espère, tes vrais amis sont d’autre part, as-tu enfin compris cette leçon ? Elle sera ta consolation. Peu importe ce que l’on pensera de toi, tu n’es ni écrivain, ni poète et si un jour tu souhaites montrer les images dont tu es fier, présente-les, sans conférer, sans espérer, sans te lier, avec distance, sans désirer. Le monde virtuel n’est pas tangible.


Prends le temps de vivre, regarde autour de toi. Comme le soleil qui, au printemps, perce la morosité d’un long hiver, tu trouveras bien des richesses, ne vis plus à tous les modes, conjugue ta vie au temps présent.

23 commentaires:

♠ ♠ ♠ Nancy ♠ ♠ ♠ a dit…

*** Coucou Le temps qui passe ! *** :o)

Merci pour ce très joli texte qui nous donne à réfléchir... vivre le temps présent en te lisant j'y songe encore plus.

*** MERCI BEAUCOUP et bonne continuation à toi ! :o) ***

almanachronique a dit…

Oh, mais... ça sent le désespoir ce post!
Il y des amis pourtant sur le ouaib...
Chaque matin, j'alimente mon blog pour toi, pour vous..
Pour vous un conte, pour toi de la musique, une histoire drôle, un coup de gueule, une image.
Parfois il y a un commentaire, parfois il n'y en a pas.. ça fait rien.
Je sais qu'ils sont là tous les copains de blog parfois plus présents que certains "amis" non virtuels.
Je prendrai plus de temps pour te laisser un commentaire même très court...
Continue on est là
Bises
pomme

claude a dit…

Je suis un peu d'accord avec Pomme, moi.
Moi, je suis là pour toi et mon stylo lumineux t'apportera sous peu quelques mots d'amitié encore virtuelle qui se pourrait, un jour, devenir réelle. Mon Apn a travaillé aussi, mais je tarde un peu.
Bises

ALAIN a dit…

Les stylos, a part pour faire la liste des commissions, on s'en sert plus beaucoup, c'est dommage.

Moun a dit…

Un cri d'hiver ? Je crois que, comme dans la vie réelle, il y a les vrais et il y a les faux ! Il faut le savoir, l'accepter et si l'on se sait naïve à croire que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, souffrir de manque, souffrir de solitude, souffrir tout court...
A bientôt
bises

clo a dit…

coucou Do....
pourquoi ne pas prendre les choses comme elles sont offertes....meme superficiellement certaines presences sont agréables...comment peut il, sauf exception en etre autrement ...le virtuel est ce qu'il est...quand on referme la boite on a parfois un sentiment accru de solitude ...c'est la même chose quand les derniers amis quittent la maison et que la porte se referme derrière eux...nous revoilà seuls....
ci joint un petit texte que j'ai croisé il y a peu de temps qui m'est remonté a l'esprit en lisant tes lignes...
""Ces divers écrans (réels ou symboliques !) devant lesquels tant d'heures de vie s'étiolent ont encore un autre effet ravageur : il atrophient les sens : rien à embrasser, à saisir, à palper, à sentir [...] Pendant que la vie passe derrière notre dos, foisonnante, imprévue, intense, vibrante, multiple, nous restons les yeux rivés sur la vitrine !" Christiane Singer - Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? "
moi je t'embrasse Do...et même si on se connait peu ce que tu dis publies ne me laisse pas du tout indifférente...bien au contraire...
mais il est dans l'ordre des choses de douter parfois...
bises....

Jerry OX a dit…

bonsoir Demoiselle du temps qui passe !! happy new year to you ! ce texte est stylé (et le stylo fait du bon boulot ) et un poil désabusé "Étais-tu donc si naïf et désemparé pour croire en l’amitié d’une blogosphère ? "

allons allons !! il ne tient qu'à nous de briser la machine virtuelle !
qu'en dis tu ?

Je suis le temps qui passe. a dit…

première partie

En espérant que vous reviendrez me lire.

Bonjour cher lecteurs,

Un texte que j’ai hésité à afficher, m’attendant à quelques réactions rationnelles… et puis j’ai trouvé malhonnête de ne pas l’apposer connaissant mon caractère. Ai-je bien fait ? Ai-je mal fait ? Je l’ai fait.

Je crois qu’une petite mise au point s’impose. Tout d’abord merci pour ces premiers témoignages qui prouve que mon espace, mes présentations et mes écrits ne laissent pas indifférents. C’est plutôt encourageant. Je préfère la qualité à la quantité. Je vais commencer par répondre aux premiers commentaires, vous comprendrez ensuite, peut-être mieux, ma conduite.

Je suis le temps qui passe. a dit…

Deuxième partie...

Il est très IMPORTANT Nancy de vivre au temps présent, il ne faut pas que le Net devienne une drogue et fasse oublier la réalité.

Almanachronique, Surtout ne pas confondre le désespoir et les gros soucis. Je n’aime pas étaler ma vie, et je déteste la pitié par-dessus tout. Néanmoins pour mieux comprendre la situation, sache que si j’avais dû, depuis que je suis sur cette terre, sombrer dans le désespoir cela ferait longtemps que je l’aurais quittée. Je pense au contraire et sans exagération, que j’ai dû naître avec une force spirituelle surprenante. Ma vie, jusqu’à ce jour ferait, assurément, le bonheur d’un écrivain ou d’un cinéaste en mal d’inspiration. Je t’assure qu’il aurait en main un scénario en béton. Passons… Je vais tout de même t’expliquer et vous expliquer, qu’actuellement pèse sur mes épaules de très lourdes décisions et malgré que je possède des épaules assez solides, je reste un être humain avec des sentiments, des doutes et des craintes.

J’avoue que la blogosphère m’a donné le moyen de distraire mon esprit. Je me suis prise au jeu. À tel point que lorsque je suis occupée par les tâches de la vie courante qui m’empêche de laisser des billets sur vos espaces, j’en suis attristée. Je me demande comment vous parvenez à alimenter, au quotidien, vos blogs et ceux de vos lecteurs. Avez-vous un secret ? ;-) Personnellement j’en suis incapable.

Claude, ma compatriote de la Sarthe, les stylos lumineux sont bien utiles pour éclairer une page la nuit à défaut de bougie. ;-)

Je te rejoins Alain, et pense qu’il est bien triste de ne plus utiliser la plume seulement pour rédiger une liste de commissions. C’est sans doute pourquoi, j’en possède toute une collection, non pour orner mon bureau, mais pour écrire régulièrement à ma mère, à ma fille ou à d’autres personnes.

Moun, ta définition de l’amitié rejoint la mienne à 100 %. Je crois que dans la vie réelle, autant que sur la toile, il existe des gens vrais et des gens faux. Je ne suis pas de celle qui se figure que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Par contre, j’ai la fâcheuse tendance à accorder ma confiance, en considérant que tous mes lecteurs cultivent les mêmes valeurs que moi. Que l’on n’aime pas un blog, j’estime ce point de vue tout à fait légitime, mais qu’on s’en serve de passerelle pour ensuite l’ignorer, je trouve ce moyen facile et petit qui m’irrite. J’ai moi-même découvert des espaces chaleureux et intéressants par le biais d’autres blogs. Je suis restée fidèle, en fonction de mon temps libre, à tous ceux que je fréquente, ça fait toute la différence.

Clo, ton raisonnement est fort bien pensé, prendre les choses comme elles sont offertes, même superficiellement... Seulement voilà, je n’aime pas ce qui est superficiel. Aïe ! C’est là où le bas blesse. (Sourire) Curieusement, lorsque je referme la boîte je ne ressens pas ce sentiment de solitude, sans doute parce que j’ai trop à penser et à agencer dans un futur proche. Je sais qu’un jour où l’autre je devrai abandonner la blogosphère, non par lassitude ou mépris, mais par obligation. Ce petit texte que tu m’as adressé est tellement vrai ! Je suis une tactile et je crois que ce qui me manque le plus devant et écran, c’est de ne pouvoir écouter, répondre de vive voix, toucher une main.

Je vous prie de m’excuser pour cette première et dernière « irritation » en ce début d’année. Il fallait que ça sorte, c’est fait. Merci de votre patience et votre gentillesse. J’ai beaucoup apprécié votre franchise, c’est ce que j’attendais de vous. Sachez, en retour, que mes écrits sont toujours sincères.

PS. Ce post est encore ouvert jusqu’à ce que je trouve un sujet… plus attrayant. ;-)

thank you Jerry. accept my best wishes for the new year. Je n’ai pas l’intention de briser la machine virtuelle, il faut convenir que c’est un bon outil de recherche et d’information, non ? ;-)

almanachronique a dit…

Oui, la vie ne nous gâte pas toujours et si l'on avait les amis qu'on souhaite en vrai devant notre porte, on n'aurait ni le temps ni l'idée d'en chercher sur la toile... Mais la vie nous pousse où elle veut et si la voix, et si les mains et si le regard nous manquent, il y a au moins la pensée qui vole des uns aux autres. C'est mieux que la totale solitude.
Et puis... qui nous interdit de nous rencontrer "en vrai"?
Il n'y a qu'à dire... ça m'est déjà arrivé et avec le plus grand bonheur...
A très bientôt sur blog ou ailleurs
Pomme

Solange a dit…

On a tous des doutes un jour ou l'autre, mais il faut passé par dessus et profiter de ce que les blogues nous apportes.

Je suis le temps qui passe. a dit…

Bonsoir Solange,

Je crois bien que tu as raison.

Je te remercie pour ce commentaire court, franc et très sage.

Bonne soirée et à bientôt.

Bérénice a dit…

Les ressentis que tu viens de nous décrire, Do, sont en partie les raisons qui m'ont poussée à plonger mon blog dans un profond sommeil.
Pourtant, je reste encore attachée à la toile.
C'est pourquoi, je vous survole de temps en temps, pour y déposer une poussière d'étoile par ci par là.
Mais je sais que je disparaîtrai petit à petit parce que le virtuel, contrairement au réel, ne peut être éternel...
Et comme pour toi Do, le fait de ne pouvoir serrer les mains de ceux que j'affectionne m'attriste, alors...
Je t'embrasse

Je suis le temps qui passe. a dit…

Bérénice, je suis sincèrement heureuse de te connaître... Virtuellement hélas ! Mais dans la vie réelle tu sais... On ne peut jurer de rien. J'espère pouvoir moi aussi, un jour te tendre la main et t'embrasser réellement, en attendant je le fais virtuellement et du fond du coeur.
Merci pour ta gentillesse et ta compréhension.
Merci pour tout et à bientôt Bérénice.

jean jacques a dit…

Comme dans le titre de la chanson de la vie: "le temps qui passe" tout n'est qu'illusion, marque éphémère sur la plage, fleur de passage, coeurs qui se nouent et se délient... mais on la connait trop bien la règle du JE, qui veut que l'on s'envole avec les courants porteurs et qu'ici même sur le clavier de nos songes ni plus ni moins sans doutes qu'ailleurs, on se croise à peine un instant mais n'est ce pas ainsi plus sage?
:-)

♠ ♠ ♠ Nancy ♠ ♠ ♠ a dit…

*** Merci Do pour ta réponse ... je vais y réfléchir un peu. MERCI BEAUCOUP et merci pour ton passage chez moi ! :o) ***

herbert a dit…

Bonjour, Do.

Ta reflexion me rend triste.
Tu mets l'accent sur le côté le plus tragique du virtuel , celui de n'être jamais en réel contact avec l'autre.
Cette idée me tenaille aussi quelquefois. Mais le stylo véhicule des mots qui ont un sens , une chaleur, une étoffe.
Et ces mots-là créent des liens forts, même s'ils peuvent être source de frustration.

Mais il est évident qu'il ne faut pas pour autant négliger ceux qui nous entourent dans le monde réel.
D'ailleurs ,ces deux mondes peuvent cohabiter et quelquefois s'interpénètrer.

Cette possibilité me rassure...
Et puis le virtuel c'est quelquefois un peu comme le rêve : c'est rendre possible l'impossible.

Merci beaucoup pour ce texte.
Je t'embrasse très fort.

Je suis le temps qui passe. a dit…

C'est moi qui vous remercie infiniment pour votre franchise.

Il arrive que j'ai raison et parfois que j'ai tort, je le reconnais.

Karl Chaboum a dit…

Seul ange sur la Toile ? Tous ces témoignages que j'ai lus ici démontrent qu'aucun n'est farfelu, que tous ont du coeur au ventre, que tous assument la solitude de leur blog où des mots viennent parfois leur rendre visite sans en voir le bout du nez, ce qui nous laisse le temps d'écrire...
Paradoxe. Quant à moi j'ai condensé mes blogueries en 186 pages "Le sol à l'envers" dont des extraits sont visibles sur www.editionscarlbeaupre.com; la solitude demeure entière, avec quelques caisses de livres à mes côtés. Je n'ai pas encore entré les caisses de bière, alors le projet est supportable.
La vérité fait toujours du bien, même si elle fait souvent mal. Tu as bien écrit ce que tu ressens, j'en ferai autant.

Je suis le temps qui passe. a dit…

Merci Karl, j'apprécie beaucoup ce dernier message. Il est ô combien vrai !

Une parenthèse, J'ai eu l'opportunité de lire assez souvent, certains articles que tu publies régulièrement, dans une revue chez une amie qui est directeur d'une clinique de santé à Mont-Tremblant. Eh oui ! ;-)

Je te souhaite la chance et la réussite que tu mérites.

À bientôt je l'espère, tu es le bienvenu ici. Do

Bérénice a dit…

Le temps me manque pour t'écrire plus longuement, Do, alors en attendant je t'embrasse tendrement :-)

Zoreilles a dit…

Étonnante parenté entre nous, Do, j'ai le même carnet que sur ta photo et j'ai la manie de collectionner les plumes et les stylos!

Mais plus encore, c'est dans ton billet que je me suis reconnue, on pense tous à ce genre de choses un jour ou l'autre.

Les relations humaines dans le monde virtuel... J'en aurais long à dire, j'ai même déjà donné une conférence sur le sujet en 1998 et mes conclusions seraient toujours actuelles. Tu as su mettre l'accent sur de grandes vérités et de puissants questionnements toi-même.

Pour ma part, je demeure attachée à mon blogue, à la belle visite qu'il m'amène et à tous ces gens qui sont dans ma liste des blogues-amis, dont tu fais partie depuis que je te « connais ».

Bien sûr, on manque de temps, on a tous le même problème. La vie réelle prime sur notre univers virtuel et c'est très bien ainsi. Parfois, je lis mes amis avec beaucoup de retard mais avec toujours le même bonheur.

Titane333 a dit…

Je lis ton texte déposé ici il y a déjà un petit moment. MAGNIFIQUE!